J'ai fait la majorité de mes études en anglais à l'École Normale Laval de Québec (1966 à 1970), Pendant 34 ans, j'ai enseigné au primaire et au secondaire. Après avoir enseigné l'anglais au secondaire, j'ai pu constater à maintes reprises à quel point la langue française est en difficulté particulièrement dans les Cantons de l'Est. En visitant plusieurs villes de la région et en parlant avec plusieurs intervenants dans différents domaines, j'ai constaté que le français recule de façon significative. Je connais des familles qui ne parlent plus français à la maison et pourtant ces gens portent des noms bien francophones, exemple : Tremblay, Dionne, Nadeau, etc. Je trouve désolant qu’au Québec, les gens refusent de constater la situation alarmante du français en Amérique. À l’été 1980, j’ai étudié avec quelques collègues québécois à la Louisiana State University (L.S.U.). La Louisiane a été vendue aux États-Unis en 1803, pourtant la langue française était prioritaire. Aujourd'hui, on y parle anglais à 91%. Là-bas, les Cajuns descendants des Acadiens chassés du Canada sont en train de perdre leur langue et leur culture. Bien que le français soit la 5e langue la plus parlée au monde, il occupe le dernier rang en Amérique. 1 personne sur 100 parle le français en Amérique et si ce 1% n'est pas capable de se tenir debout, alors on est cuit à l'os. QUÉBÉCOIS réveillons-nous avant qu’il ne soit trop tard, sinon le QUÉBEC deviendra une autre Louisiane. Les prochaines générations pourraient nous le reprocher amèrement.. Mes amis, la langue française se meurt au Québec. L'assimilation est commencée depuis plusieurs années. Il me semble évident que nous sommes à la croisée des chemins. Si les québécois refusent une fois de plus de se prendre en main lors du prochain référendum, alors la culture québécoise et cette belle langue française disparaîtront lentement mais sûrement. Voulons-nous préserver et protéger notre langue, nos origines et les valeurs fondamentales de nos ancêtres ? OUI ou NON ? Si votre réponse est affirmative alors prenons notre destinée en main et faisons du QUÉBEC notre pays.
Émile Coutre, enseignant (retraité depuis 2003)

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